Annie Patenaude

 

Originaire de Bedford, où résident encore mes parents, j’habite à courte distance de là, dans ma propriété de St-Ignace de Stanbridge, située à l’orée de la région des Cantons-de-L’Est. J’ai fait une dizaine d’années d’études, surtout universitaires, essentiellement à Trois-Rivières et à Montréal, ce qui m’a permis de devenir rédactrice et traductrice, profession que j’exerce depuis 1999 pour les gouvernements, c’est-à-dire les administrations fédérale et provinciale.

Mais l’air de la campagne m’a assez vite rattrapée et a fini par me manquer, avec une réelle nostalgie de la terre et des cultures, de sorte que je suis revenue m’établir loin de la grande ville.

Cette décision, et cette proximité avec Bedford, m’ont permis d’être beaucoup plus en contact avec les activités apicoles de mon père, et finalement, d’y participer, ceci dans toute la mesure de mes moyens, car je n’atteindrai sans doute jamais son niveau d’expertise.

Ainsi, j’ai été et suis encore «aux premières loges» pour constater la fréquence extrême, et qui ne cesse d’augmenter, à laquelle des apiculteurs novices et professionnels appellent mon père pour lui poser des questions sur la meilleure façon de faire hiverner les abeilles, d’appliquer les traitements contre telle ou telle maladie, etc.

Cette situation a eu pour résultat pour mon père, comme je l’ai appris au printemps dernier, qu’il passe d’innombrables heures en explications répétitives pour transmettre son savoir et les raisons qui expliquent ses méthodes au téléphone, et assez souvent même, à recevoir des visiteurs.

C’est cette situation, qui s’est en quelque sorte imposée d’elle-même à mon père, qui m’a donné l’idée, pour tenter de le décharger largement de cette tâche supplémentaire devenue trop prenante, de lui proposer de mettre en ligne un site Web complet qui serait consacré aux méthodes d’apiculture au Québec. Mais le succès de cette entreprise ne va pas de soi. En effet, s’il est relativement facile d’exposer dans un détail explicite les méthodes en cause – essentiellement question d’élaboration claire du site et d’investissement de temps – il l’est sans doute moins d’amener les apiculteurs, lesquels, en général, ne sont pas des amateurs d’Internet, à consulter notre site Web. Pour cette raison, j’ai fait de mon mieux pour présenter l’exposé le plus clair possible, en espérant que ses personnes intéressées ne rencontreront aucune difficulté pour l’utiliser. Il va cependant de soi que toute question qu’on nous adressera sera bienvenue et sera suivie d’une réponse en retour.

Annie Patenaude
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